BORIS GODOUNOV




dim., 28.10.2018 19:30

Paolo Arrivabeni
Genève, Opéra des Nations (Accès, détails)
Organisateur: Grand théatre de Genève
Opéra


Présenter la version originale de 1869, c’est rencontrer un tsar, un personnage ambivalent, à la fois homme de pouvoir et homme malheureux. Moussorgski ne compose pas qu’un opéra mais un drame musical populaire. Bien que Boris Godounov gouverne humainement son peuple, le pays sombre dans la pauvreté et le chaos. Une tragédie qui mène de la perte de la puissance à la mort. Le peuple, principal protagoniste de l’opéra, et le tsar représentent deux forces qui involontairement s’opposent et ne parviennent pas à se comprendre. Cette tragédie de l’incompréhension conduit à la mort du tsar qui clôt l’œuvre et constitue l’une des plus belles pages de la partition, inspirée par le drame éponyme d’Alexandre Pouchkine. Sur une toile de fond, en partie véridique et décrite par Pouchkine, Moussorgski tisse les fils d’un drame national qui, par la magie d’une langue aussi vraie que belle, se mue en grandiose tragédie universelle. D’autres compositeurs comme Rimski-Korsakov et Chostakovitch ont revisité Boris. La version de 1869 (en 7 scènes), par sa noirceur, sa concision et la violence du propos, semble la plus originale pour évoquer l’infortune d’un tsar considéré comme usurpateur, grâce à une partition sauvage et flamboyante.


Presenting the original version of 1869, means meeting a tsar, an ambivalent person, both a powerful man and yet an unhappy one. Mussorgsky has composed not only an opera, but also a popular musical drama. Although Boris Godunov rules his people humanely, the country is sinking into poverty and chaos – a tragedy that leads to the loss of power and to death. The people, who are the main protagonists of the opera, and the tsar represent two forces which unintentionally oppose each other, but never realise it. This tragedy of lack of understanding leads to the death of the tsar at the end of the work and constitutes one of the most beautiful pages of the score, inspired by the play of the same name by Alexander Pushkin. On a partially true backdrop described by Pushkin, Mussorgsky weaves the threads of a national drama which, through the magic of a language as true as it is beautiful, turns into a grandiose universal tragedy. Other composers such as Rimsky-Korsakov and Shostakovich have revisited Boris. The version of 1869 (in 7 scenes), through its dark side, conciseness and the violence of the subject matter, appears the most original in its evocation of the misfortune of a tsar considered as a usurper, thanks to a savage and flamboyant score.

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