Gabriel Faye, Petit pays

jeu., 19.04.2018
J’ai lu Petit pays en 3 jours rythmé par le suspens et une écriture dense et magique. Pour le lecteur, Petit pays peut sembler un livre sur l’exil et la nostalgie. 
Mais à le lire, on se trouve plongé dans la vie quotidienne d’un enfant découvrant les horreurs de l’homme à travers le filtre des parents et de sa bande d’amis.
On pourrait se complaire dans le misérabilisme mais non le narrateur reste lui-même du début jusqu’à la fin et nous montre qu’en acceptant les grands malheurs et les petits bonheurs, la vie peut se construire sur notre planète sans tenir compte des haines et des divisions qui déchirent le monde pour une question de taille de nez ou de nuque, valeurs imposées par le colonisateur de l’époque.

Ce qu’en dit le Monde des livres : « Petit pays est pourtant aussi un livre joyeux, vu à hauteur d’enfant. Ils sont une bande de cinq mini-délinquants qui s’amusent dans une impasse, dans le déni des événements burundais, ou ne sachant tout simplement pas trop ce qu’ils pensent, entre horreur et émerveillements.